Immobilier Lille

AirBnB : Trouver un accord pour l'avenir

10 juin 2017


AirBnB se cherche. Si le concept a largement révolutionné les usages locatifs dans la métropole et de surcroît dans la capitale, il doit toujours faire face au mécontentement des hôteliers et autres professionnels de l'hébergement. Aux Etats-Unis, San Francisco a trouvé un accord avec le trouble-fête Airbnb. Les hôtes de la célèbre plate-forme de logements à louer vont désormais devoir être munis d’un numéro d’enregistrement contrôlé par la mairie et s’engager sur des règles destinées à empêcher toute dérive « professionnelle » : par exemple, ne pas louer son appartement plus de 90 jours par an si on n’y est pas présent. La plateforme coupera la location au-delà de cette limite et les mairies contrôleront d'autres sites dans le même temps.

Cet accord a été annoncé au lendemain de la parution au Journal officiel français d’un décret autorisant les villes de plus de 200 000 habitants à contraindre les loueurs de meublés sur Internet à s’enregistrer auprès de leur mairie, afin qu’elle vérifie qu’ils ne dépassent pas le seuil des 120 jours par an de location. Les syndicats d’hôteliers, en lutte contre Airbnb depuis des années, applaudissent cette mesure. Airbnb est désormais, et de très de loin, le premier hébergeur touristique parisien. C’est pourtant une autre contrainte qui pousse les municipalités à se préoccuper de l’essor phénoménal de la plate-forme. Celle de la pénurie de logements disponibles à la location pour les habitants qui chasse les plus modestes des centres-villes.

La solution trouvée est donc de cantonner strictement ces annonces à des particuliers louant leur appartement en évitant qu’ils ne se transforment en hôteliers pirates qui multiplient les logements, comme cela s’est vu dans toutes les grandes capitales. La voie est étroite, car d’un autre côté, la location d’une chambre peut se révéler une aide précieuse aux petits revenus pour continuer de d’habiter en centre-ville et l’activité apporte un chiffre d’affaires touristique supplémentaire dans des commerces des villes concernées. On rejoint le problème des compagnies aériennes low-cost qui sous le prétexte d'être pourvoyeuses d'activité économique ont crée un système à deux vitesses : Certains acteurs qui s’acquittent de l’impôt et d'autres qui le perçoivent sous la forme de subventions des collectivités locales.




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